±¬×ߺÚÁÏ

Objectif 2025

31 aoû, 2016
Pour déterminer avec précision la date à laquelle ±¬×ߺÚÁÏ produira son premier plasma, des centaines d'ingénieurs, de techniciens et de planificateurs ont travaillé sans relâche pendant dix-huit mois. Ils ont actualisé les plannings de production des usines qui, dans une vingtaine de pays, fabriquent les pièces de la machine ; ils ont confronté ces projections à celles de l'avancement des constructions à Saint-Paul-lez-Durance ; ils ont introduit des variables — combien de temps pouvait-on gagner en recrutant plus de spécialistes, en augmentant les budgets? — et ils sont parvenus à une date : décembre 2025.
Tokamak poster
Outre sa valeur symbolique, le premier plasma d'±¬×ߺÚÁÏ, au mois de décembre 2025, permettra de tester la géométrie du champ magnétique du tokamak et le bon fonctionnement des éléments-clé de l'installation.
En France et dans chacun des pays membres du programme, ±¬×ߺÚÁÏ est donc tout entier mobilisé pour tenir ce calendrier, que le Conseil ±¬×ߺÚÁÏ, après l'avoir validé, a jugé « exigeant mais techniquement réalisable&²Ô²ú²õ±è;».

Il se sera donc écoulé 40 ans entre le projetd'une grande collaboration internationale dans le domaine de la fusion, décidé lors de la rencontre Reagan-Gorbatchev à Genève au mois de novembre 1985 (voir Le Magazine n°8), et l'allumage d'un premier plasma dans le tokamak ±¬×ߺÚÁÏ.

La difficulté d'organiser une entreprise internationale d'une telle ampleur (7 membres, 35 pays) ; la complexité de sa gouvernance ; les immenses défis scientifiques, technologiques financiers et industriels auxquels ±¬×ߺÚÁÏ a dû et doit encore faire face expliquent en partie cette longue gestation.

Mais la route est désormais tracée jusqu'à l'étape décisive : en même temps qu'il marque un aboutissement, le premier plasma inaugure le programme de recherche d'±¬×ߺÚÁÏ qui doit se déployer sur une vingtaine d'années au moins.

Le premier plasma, outre sa forte dimension symbolique, est un test majeur : il permet de vérifier la géométrie des champs magnétiques ainsi que le bon fonctionnement des éléments essentiels de l'installation — alimentation électrique, cryostat, circuit de refroidissement, cryogénie, etc.

Plasma d'hydrogène, à puissance réduite, d'une durée de quelques centaines de millisecondes, le premier plasma sera suivi, pendant quelques semaines, d'autres « décharges Â» un peu plus longues, un peu plus puissantes.

Puis, la machine sera mise à l'arrêt le temps d'installer l'ensemble des systèmes indispensables à la préparation de la phase suivante — celle des plasmas d'hydrogène et d'hélium à puissance nominale, prélude à la phase nucléaire et à la production d'énergie de fusion à l'horizon 2035.