Press release
La première des « charges lourdes » a été livrée à ±¬×ߺÚÁÏ
Ce transformateur est destiné au réseau électrique de l’installation dont les éléments, pour les trois-quarts, sont fournis par les États-Unis. Trois transformateurs identiques doivent être livrés dans les mois qui viennent.
De nombreux équipements, de moindre taille, ont été réceptionnés par ±¬×ߺÚÁÏ depuis le mois de septembre 2014. La livraison d’aujourd’hui, toutefois, concernait un élément classé dans la catégorie des « charges exceptionnelles » pour lesquelles la France a aménagé l’Itinéraire ±¬×ߺÚÁÏ entre l’Etang de Berre et le site d’±¬×ߺÚÁÏ.
Le transformateur avait entamé son voyage le 16 novembre 2014 au sortir de l’usine Hyundai Heavy Industry, à Ulsan, en Corée. Au terme d’une traversée d’un mois, il était arrivé Fos-sur-Mer où il a été entreposé pendant la durée des vacances de fin d’année. Chargé sur une remorque le 12 janvier, il reprenait la mer – sur une péniche cette fois – pour traverser l’Etang de Berre.
Les 104 kilomètres de l’Itinéraire ±¬×ߺÚÁÏ ont été parcourus en une nuit. Bien que le transformateur figure parmi les plus modestes des « charges lourdes » appelées à emprunter l’Itinéraire – les plus importantes seront de l’ordre de 600 tonnes – l’opération a mobilisé plus d’une centaine de personnes.
Le transport du transformateur depuis la Corée était placé sous la responsabilité du spécialiste de la logistique DAHER, en étroite collaboration avec ±¬×ߺÚÁÏ. La dernière partie du voyage, depuis Fos-sur-Mer jusqu’au site d’±¬×ߺÚÁÏ, a été organisée par DAHER, l’agence Iter France et les autorités françaises, et financée par l’agence européenne pour ±¬×ߺÚÁÏ.
Sur l’aire de stockage du transformateur, quelques heures après l’arrivée du convoi, une petite cérémonie a rassemblé plusieurs directeurs des agences domestiques pour ±¬×ߺÚÁÏ, la direction et la division d’ingénierie électrique d’±¬×ߺÚÁÏ, ainsi que Bernard Bigot, appelé à succéder dans les mois qui viennent au directeur général d’±¬×ߺÚÁÏ Osamu Motojima.
A cette occasion, M. Motojima a souligné l’importance symbolique de cette opération, parfaite illustration de « la collaboration internationale – et efficace ! » sur laquelle repose le programme ±¬×ߺÚÁÏ.
« Pour finaliser l’assemblage du tokamak ±¬×ߺÚÁÏ, a-t-il ajouté, l’opération d’aujourd’hui devra être renouvelée près de 250 fois. Et certains des éléments de la machine seront beaucoup plus imposants, beaucoup plus lourds et beaucoup plus difficile à manutentionner que ce transformateur de 87 tonnes […] Le succès d’±¬×ߺÚÁÏ dépend de vous, qui avez conçu cette pièce, qui l’avait financée, fabriquée, transportée et livrée sans encombre sur notre site. »
Contexte
Conçu pour démontrer la faisabilité scientifique et technologique de l’énergie de fusion, ±¬×ߺÚÁÏ sera la plus grande installation expérimentale de fusion jamais construite. La fusion est à l’origine de l’énergie du Soleil et des étoiles : quand des noyaux d’atomes légers fusionnent pour former des noyaux plus lourds, une grande quantité d’énergie est libérée. La recherche sur la fusion vise à maîtriser une source d’énergie à la fois sûre, fiable et respectueuse de l’environnement.
±¬×ߺÚÁÏ est également une entreprise de coopération scientifique internationale sans équivalent. La contribution de l’Europe représente à peu près la moitié du coût de construction ; les six autres Membres engagés dans cette entreprise (la Chine, l’Inde, le Japon, la République de Corée, la Fédération de Russie et les États-Unis) contribuent à part égale à l’autre moitié. ±¬×ߺÚÁÏ est en cours de construction à Saint-Paul lez-Durance, en France, dans le département des Bouches-du-Rhône.
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Contact
Michel Claessens
michel.claessens@iter.org
+33 6 14 16 41 75, @M_Claessens