Press release
Monaco ±¬×ߺÚÁÏ International Fusion Energy Days
Monaco, le 25 novembre 2010 – La première édition des Monaco ±¬×ߺÚÁÏ International Fusion Energy Days (MIIFED) s'est tenue à Monaco du 23 au 25 novembre 2010. La conférence était organisée conjointement par ±¬×ߺÚÁÏ, la Principauté de Monaco et l'Agence Internationale de l'Énergie Atomique (AIEA). Ces trois journées de débats ont été l'occasion, exceptionnelle, de prendre la mesure des enjeux énergétiques auxquels le monde se trouve aujourd'hui confronté et de mieux comprendre comment l'énergie de fusion et ±¬×ߺÚÁÏ peuvent contribuer à relever les défis des décennies qui viennent.
La Principauté de Monaco apporte son soutien à ±¬×ߺÚÁÏ dans deux des domaines les plus importants de la recherche scientifique: la formation des nouvelles générations de physiciens et d'ingénieurs, et le partage des connaissances et de l'expérience acquises. Au mois de janvier 2008, ±¬×ߺÚÁÏ et la Principauté ont signé un accord de partenariat aux termes duquel Monaco s'engage à apporter à ±¬×ߺÚÁÏ une contribution financière de 5,5 millions d'euros sur une période de dix ans. Cette généreuse dotation permet à ±¬×ߺÚÁÏ de financer cinq bourses postdoctorales tous les deux ans et d'organiser dans la Principauté, une fois tous les deux ans, une conférence internationale dédiée à l'énergie de fusion et aux avancées du projet ±¬×ߺÚÁÏ â€“ les Monaco-±¬×ߺÚÁÏ International Fusion Energy Days (MIIFED).
Inaugurant la première de ces conférences, Son Altesse Sérénissime le Prince Albert II a expliqué comment "cet ambitieux projet [avait] tout naturellement retenu [son] attention puisqu’il devrait à terme ouvrir la voie à une énergie dont les ressources seraient abondantes et réparties équitablement sur l’ensemble de la planète. Cette nouvelle technologie, a-t-il ajouté, permettra notamment de limiter le réchauffement climatique auquel notre Terre fait actuellement face et qui fragilise les équilibres des écosystèmes. En démontrant à terme la faisabilité de l’énergie de fusion, ±¬×ߺÚÁÏ répond à une priorité qui m’est chère, celle de produire à grande échelle une énergie propre et sûre, afin de satisfaire les besoins de l’humanité."
Lors de la première journée des MIIFED, des représentants des sept pays membres d'±¬×ߺÚÁÏ ont tour à tour présenté leur perception du rôle de la fusion dans le contexte énergétique global.
Le représentant de la Corée du Sud, un pays qui importe 97% de son énergie, a par exemple présenté la loi pour la "Promotion du développement de l'énergie de fusion", votée en 2007, et qui illustre la volonté de cette nation de développer l'énergie de fusion pour en faire une option énergétique concrète.
Fondée sur cette loi, une "Feuille de route pour le développement de la fusion" a été définie. "Pour la Corée, devait expliquer Kijung Jung, le directeur de l'Agence Domestique ±¬×ߺÚÁÏ de Corée, la fusion est une source d'énergie dont le potentiel est immense. C'est une énergie 'verte', sans émission de carbone, respectueuse de l'environnement, dont les combustibles sont disponibles en quantité illimitée. La fusion peut donner lieu à une production d'énergie massive à partir des années 2050. C'est dans cette perspective que le succès d'±¬×ߺÚÁÏ est indispensable."
Comme l'a expliqué Anil Kakodkar, de l'Indian Atomic Energy Commission, l'Inde, économie émergente majeure, considère également la fusion avec le plus grand intérêt. "Il faut au minimum 5 000 kW/h d'électricité pour offrir une qualité de vie décente à chaque individu. Pour atteindre cet objectif, l'Inde doit augmenter de 40% sa capacité de production d'électricité. Les menaces sérieuses, et désormais incontestées, qui pèsent sur les équilibres climatiques ne nous autorisent pas à appliquer à ce problème les recettes traditionnelles. Nous ne pouvons anticiper le moment où tout basculera. Mais si nous souhaitons assurer l'avenir, voire la survie, des générations futures, nous devons agir maintenant. Dans cette perspective, le développement de l'énergie de fusion est une de nos priorités."
Edmund Synakowski, le directeur associé pour les sciences de la fusion au sein du Département US de l'Énergie, estime quant à lui que "la maîtrise de la fusion est l'une des avancées scientifiques qui peuvent tout changer; la fusion peut jouer un rôle important dans notre politique énergétique et climatique à long terme et peut également se révéler déterminante en terme de stabilité politique. Cette conférence internationale, ici à Monaco, témoigne de cette mobilisation dont nous avons tous besoin – la fusion doit mobiliser tous nos talents, toutes nos ressources, parce que les enjeux n'ont jamais été aussi importants."
Parlant au nom de la France, sur le territoire de laquelle ±¬×ߺÚÁÏ est implanté, Jérôme Paméla, le directeur de l'Agence Iter France a notamment déclaré que "±¬×ߺÚÁÏ est l'une des entreprises les plus ambitieuses dans laquelle l'Europe est aujourd'hui engagée. Le projet est une illustration parfaite de ce que la France, en tant que membre de l'Union européenne, souhaite promouvoir: une Europe fortement impliquée dans des projets stratégiques innovants, garants d'un avenir meilleur; une Europe placée au cÅ“ur des coopérations internationales. Le projet ±¬×ߺÚÁÏ est exceptionnel à plus d'un titre, a ajouté M. Paméla. Il a un coût, mais ce coût doit être considéré dans sa vraie perspective – d'une part la promesse d'une source d'énergie durable et universelle, d'autre part le coût présent de la consommation énergétique."
La deuxième des trois journées du MIIFED était consacrée à l'industrie et à son implication dans le projet ±¬×ߺÚÁÏ, au travers de présentations sur les procédures de certification, l'avancement de la construction et les stratégies mises en Å“uvre par les Agences Domestiques en matière d'Accords de Fournitures.
Le troisième et dernier jour, l'Agence Internationale de l'Énergie Atomique et ±¬×ߺÚÁÏ avaient organisé conjointement une réunion technique portant sur l'avancement des recherches relatives aux matériaux et aux technologies en rapport avec le projet ±¬×ߺÚÁÏ.
"Si nous voulons vraiment nous engager dans une politique de développement durable, la mise en Å“uvre de l'énergie de fusion est à nos yeux une nécessité absolue, a résumé le Pr. Osamu Motojima, directeur général de ±¬×ߺÚÁÏ. Nous sommes fermement convaincus que seule la maîtrise de l'énergie de fusion peut résoudre les tensions qui, tôt ou tard, résulteront des contradictions liées à la formidable demande d'énergie de l'humanité."
CONTEXTE
±¬×ߺÚÁÏ sera la plus grande installation expérimentale de fusion jamais construite. Le programme a été conçu pour démontrer la faisabilité scientifique et technique de l’énergie de fusion. La fusion est à l’origine de l’énergie du Soleil et des étoiles. Quand des noyaux d’atomes légers fusionnent pour former des noyaux plus lourds, une grande quantité d’énergie se trouve libérée. La recherche sur la fusion vise à maîtriser une source d’énergie à la fois sûre, fiable et respectueuse de l’environnement. ±¬×ߺÚÁÏ est implanté à Cadarache, en France, dans le département des Bouches-du-Rhône.
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Sabina Griffith
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