Press release
Le Japonais Yutaka Kamada nommé directeur général-adjoint d'±¬×ߺÚÁÏ (Science et Technologie)
Yutaka Kamada a piloté de nombreux programmes de R & D dans le domaine de la fusion. Il a notamment dirigé, treize années durant jusqu’à la finalisation du projet, la construction du tokamak japonais JT-60SA. M. Kamada est présentement le directeur-adjoint de l’Institut de Recherche sur la Fusion de Naka (Fusion Energy Directorate, National Institutes for Quantum Science and Technology, QST).
Lors de l’annonce de sa nomination, le directeur général d’±¬×ߺÚÁÏ, Pietro Barabaschi, a souligné le caractère « historique » de la relation entre M. Kamada et le programme ±¬×ߺÚÁÏ. « Dans le cadre de sa participation à l’International Tokamak Physics Activity (ITPA) ; comme président du Science and Technology Advisory Committee (STAC) du Conseil ±¬×ߺÚÁÏ et en tant que membre de la délégation japonaise au Conseil ±¬×ߺÚÁÏ, Yutaka Kamada est engagé depuis de nombreuses années dans l’élaboration des objectifs scientifiques d’±¬×ߺÚÁÏ. Il est tout à fait naturel qu’il rejoigne aujourd’hui l’équipe dirigeante du programme. »
Tout au long d’une carrière qui s’est déployée sur plus de quatre décennies, M. Kamada a accumulé une grande expertise dans la direction et la gestion des différents aspects de la construction de grands tokamaks, ainsi que dans l’interaction avec l’ensemble des parties prenantes: autorités gouvernementales, industrie, autorités de sûreté nucléaire et communauté scientifique et technique internationales.
Cette expérience lui sera précieuse dans ses nouvelles fonctions. M. Kamada doit assurer l’orientation stratégique et la coordination des départements scientifiques et technologiques d’±¬×ߺÚÁÏ, tout en collaborant étroitement avec les personnels et les entités responsables de la conception, de la construction, de l’installation des équipements, des tests de mise en service ainsi que de la phase opérationnelle de la machine et de ses systèmes industriels auxiliaires.
M. Kamada aura une responsabilité toute particulière dans la mise en Å“uvre d’une approche intégrée au sein d’±¬×ߺÚÁÏ. Il lui appartiendra d’être spécialement attentif aux situations qui pourraient remettre en cause la réalisation des principaux objectifs du programme dans les délais prévus, tant en termes de construction que de fonctionnement de la machine. Il devra également Å“uvrer pour diffuser à travers l’ensemble des activités une approche collaborative (« One project – One team »), intégrant tous les acteurs du programme ±¬×ߺÚÁÏ.
Après avoir obtenu un doctorat en ingénierie nucléaire de l’Université de Tokyo, M. Kamada a intégré l’Institut de Recherche sur la Fusion de Naka en tant que chercheur sur les expériences plasma du tokamak JT-60. Il est resté attaché à l’Institut tout au long de sa carrière, assumant des responsabilités sans cesse plus importantes : scientifique principal ; chef de groupe ; chef de division ; directeur des recherches plasma avancées et, depuis 2018, directeur-adjoint.
M. Kamada était directeur de projet pour le Japon et chef de projet lors de la transformation du tokamak JT-60U en , une mise à jour majeure réalisée par une équipe Europe-Japon et destinée à soutenir le programme ±¬×ߺÚÁÏ. Ayant participé pendant plus de vingt ans aux travaux de l’ITPA et contribué à de nombreux comités consultatifs, M. Kamada a su établir des relations solides au sein de la communauté mondiale de fusion. Auteur ou co-auteur de près de 300 articles scientifiques, il a reçu de nombreuses distinctions au Japon.
CONTEXTE
Conçu pour démontrer la faisabilité scientifique et technologique de l’énergie de fusion, ±¬×ߺÚÁÏ sera la plus grande installation expérimentale de fusion jamais construite. La fusion est à l’origine de l’énergie du Soleil et des étoiles : quand des noyaux d’atomes légers fusionnent pour former des noyaux plus lourds, une grande quantité d’énergie est libérée. La recherche sur la fusion vise à maîtriser cette source d’énergie à la fois sûre, fiable et respectueuse de l’environnement.
±¬×ߺÚÁÏ est également une entreprise de coopération scientifique internationale sans équivalent. La contribution de l’Europe représente à peu près la moitié du coût de construction ; les six autres Membres engagés dans cette entreprise (la Chine, l’Inde, le Japon, la République de Corée, la Fédération de Russie et les États-Unis) contribuent à part égale à l’autre moitié. ±¬×ߺÚÁÏ est en cours de construction à Saint-Paul-lez Durance/Cadarache, en France, dans le département des Bouches-du-Rhône.
Pour de plus amples informations sur le programme ±¬×ߺÚÁÏ : /fr/accueil
CONTACT
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