Press release
La Chine livre ±¬×ߺÚÁÏ Ã domicile
Parti de Shanghai, le porte-conteneur Lyra a accosté au terminal de Fos-sur-Mer dans la soirée du vendredi 31 mai, au terme d’une traversée de 31 jours. Le lundi suivant, après avoir été dédouané, le colis – trois grandes caisses contenant au total 737 mètres de câble – a pris la route de Saint-Paul-lez Durance pour être entreposé dans le bâtiment d’assemblage des aimants de champ poloïdal d’±¬×ߺÚÁÏ.
Ces 737 mètres de câbles-test ont été produit par l’Institut de Physique des plasmas (ASIPP) de Hefei, en Chine. Conformément aux « accords de fourniture » signés entre l’Agence domestique chinoise pour ±¬×ߺÚÁÏ et ±¬×ߺÚÁÏ, la Chine doit livrer 64 longueurs de câbles destinés aux aimants de champ poloïdal, dont quatre longueurs de câble-test. La Russie et l’Europe contribuent également à ce contrat de fourniture dont le total représente 1 224 tonnes de câble supraconducteur.
Les câbles des aimants de champ poloïdal du tokamak ±¬×ߺÚÁÏ sont en niobium-titane (NbTi), un alliage trop coûteux pour être utilisé pour les procédures de test. Les câbles-test livrés cette semaine sont composés de fils de cuivre insérés dans une gaine d’acier spécial (AISI 316LN). Ils seront mis en Å“uvre pour valider la procédure de fabrication de l’aimant de champ poloïdal n°5 (PF5).
« Pour chacun des six aimants de champ poloïdal, la livraison sur site des bobines de câble constitue la première étape de cette procédure, explique Piergiorgio Aprili de l’Agence domestique européenne pour ±¬×ߺÚÁÏ Fusion for Energy. Dans un premier temps, on bobine à partir de ces câbles ce que nous appelons une ‘double galette’ que l’on imprègne ensuite, sous vide, de résine epoxy. Ces ‘doubles galettes’ sont ensuite empilées l’une sur l’autre, à nouveau imprégnées sous vide, solidarisées et placées dans une coque. Après avoir qualifié les machines et la procédure en utilisant le câble-test, la production des ‘vrais’ aimants peut commencer. »
CONTEXTE
±¬×ߺÚÁÏ est en cours de construction à Saint-Paul-lez-Durance, à 35 km au nord d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône). Dans un effort sans précédent, sept partenaires – la Chine, l’Union européenne, l’Inde, le Japon, la Corée, la Russie et les Etats-Unis – ont mis en commun leur moyens financiers et scientifiques pour ouvrir la voie à l’exploitation industrielle de l’énergie de fusion. La construction d’±¬×ߺÚÁÏ sera achevée en 2020. La validation du design de la couverture et de la « première paroi » de la machine constitue une étape majeure dans la réalisation du programme.
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